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  • Homélie du 13 octobre

    Homélie du 13 octobre

    Frères bien-aimés,

    Tout d’abord, je veux remercier le Seigneur de nous donner l’occasion de participer ensemble au Sacrement de l’Eucharistie qui est la plénitude du partage, qui nous unit entre nous et fait de nous un seul corps dans le Christ, chacun avec sa culture et la richesse de ses différents rites.

    Je remercie également le groupe Missio pour cette invitation amicale envers la délégation égyptienne qui nous donne l’occasion de participer aux célébrations spéciales de la journée mondiale missionnaire et d’avoir destiné cette fois-ci à l’Egypte.

    Frères bien-aimés,

    Nous venons d’entendre les lectures de ce jour. Saint Paul annonce le kérygme, la Bonne Nouvelle de la mort et la résurrection de Jésus-Christ, dans laquelle et par laquelle l’homme est transformé, car il ne vit plus pour lui-même, pour ses désirs, mais il vit pour celui qui est mort et ressuscité pour lui : Jésus-Christ.

    Comment pouvons-nous vivre aujourd’hui pour lui ? Où est-il ?.

    De toute évidence, il est présent dans le sacrement de la sainte eucharistie, de toute évidence, il est présent dans la Parole et dans les sacrements. Mais, frères bien-aimés, incontestablement, il vit et est présent dans le prochain, dans celui qui est faible, dans celui qui est dans le besoin, dans celui qui souffre, dans le malade, dans le persécuté, dans le marginal et en celui qui est sans abri. Il est présent et il vit maintenant avec nous en chacun d’eux et il a besoin de nous et nous demande d’être présents à chacun d’eux pour leur faire retrouver leur valeur et les aider à trouver un sens à leur vie.

    Le Christ est mort afin que nous ne vivions plus pour nous-mêmes,                  

    comme si nous étions un lourd fardeau pour nous-mêmes. Le Christ a donné sa vie pour nous en libérer et nous permettre de nous affranchir. Mais qu’est-ce qu’une personne libre? Qu’est-ce que la liberté ? C’est ne plus vivre pour nous-mêmes et donner notre vie pour les autres. C’est cela la mission. Mettre en œuvre ce don que nous avons reçu et qui nous a libérés. La mission n’est pas un devoir ou quelque chose d’imposé, mais c’est une invitation à vivre et à vivre libre. La mission est notre être nouveau ; par le baptême, nous participons à la mort et à la résurrection du Christ. Notre nouvelle nature est d’être des apôtres. Et c’est cela que nous célébrons aujourd’hui.

    Dans l’évangile d’aujourd’hui, le Christ guérit dix personnes, les dix sont délivrées de leur maladie, mais une seule seulement revient pour remercier, une seule a été capable de rendre grâce au Seigneur pour cette guérison. Et c’est cela la guérison véritable, que nous vivions en rendant grâces au Seigneur.

    Cela semble difficile, pour ne pas dire impossible. Je pense aux fils de notre Eglise, au peuple de mon pays bien-aimé, dans leurs difficultés et leurs blessures, dans leurs souffrances et leurs afflictions. De nombreuses maisons ont été démolies, des églises brûlées, beaucoup ont perdu leur moyen de vivre et leur travail ; ils ont perdu des êtres chers ; oui je pense à eux et je demande : comment pouvons-nous bénir le Seigneur ? Comment peuvent-ils bénir le Seigneur dans ces pénibles circonstances ?

    Difficile, voire impossible. C’est seulement par la foi que nous pouvons trouver un sens à tout cela. Seule la mort de Jésus et sa résurrection peuvent transformer notre tristesse en joie et nos pleurs en action de grâces comme le dit le prophète Isaïe à Israël.

    Combien aujourd’hui nous avons besoin de messagers, d’apôtres de cette foi, de cette espérance pour ces gens, comme ce lépreux qui est revenu vers le Christ, en rendant grâces au Seigneur, le bénissant, et cela entraine ceux qui sont autour de lui à la joie de la foi et de l’espérance.

    Prions ensemble le Seigneur pour qu’il fasse de nous des messagers et nous fasse témoigner de lui et de son amour débordant. Prions aujourd’hui pour l’Egypte, pour tout le Moyen-Orient et tous les pays qui souffrent de guerres et de difficultés. Et je vous assure de la prière de notre Eglise Copte catholique pour vous tous, comme aussi de mes prières personnelles

    Que le Seigneur vous accorde en plénitude Ses grâces et Ses bénédictions et bénisse tous ceux qui travaillent à construire le Royaume de Dieu en tout homme et en tout lieu.